| En créant ses
Maisons d'Éducation, I'Empereur Napoléon Ier comblait un vide en matière
d'éducation féminine. Il voulait en faire de vrais établissements
d'enseignement et non pas des couvents. II envisageait une éducation
variée, équilibrée, la plus stricte égalité régnant entre les jeunes
filles. Dès l'origine, l'institution se révélait démocratique, tous
les régimes politiques pouvant raisonnablement reprendre à leur compte
la pensée impériale de 1807 : "Je veux faire de ces jeunes filles
des femmes utiles, certain que j'en ferai par là des femmes agréables".
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Les Présidents de la République sont les héritiers de Napoléon
comme tuteurs des Maisons d'éducation. Ils veillent à leur
bon fonctionnement par l'intermédiaire des Grands Chanceliers de
la Légion d'honneur. Les statuts des Maisons ont plusieurs fois
été modifiés. Aujourd'hui, tous les professeurs viennent de l'Éducation
Nationale et suivent les mêmes programmes que tous les lycées et
collèges de France.
A Saint-Denis,
l'édifice du 18ème siècle a fait l'objet d'une restauration et d'une
modernisation récentes. Entre 1983 et 1985, les architectes Costantini
et Regembal y ont adjoint un nouveau bâtiment scolaire, à demi enterré,
et regroupant les
enseignements généraux et technologiques du secondaire. Cette
sorte d'école-jardin contient des salles très fonctionnelles donnant
sur des patios, tandis que l'ancienne abbaye est entièrement occupée
par les dortoirs, le service des repas, les bureaux de Surintendance
et d'Intendance, les classes post-baccalauréat et la bibliothèque
des élèves.
Ainsi, ces espaces ordonnés et silencieux conçus pour des moines,
puis consacrés par Napoléon à ses Maisons d'éducation, constituent
toujours des demeures idéales pour le travail. Ils sont aujourd'hui
le cadre de traditions renouvelées chaque année comme le Concert
du Président de la République ou la Distribution des Prix et accueillent
aujourd'hui des jeunes filles qui enfilent aussi bien les gants
blancs qu'elles manient le clavier et la souris.
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